Commencer par l'évident : recherche inversée et contexte
Le premier réflexe est de savoir si l'image est nouvelle. Une recherche d'image inversée montre si la même photo est déjà apparue ailleurs, plus tôt, ce qui démasque vite un média recyclé ou mal légendé.
Viennent ensuite les contrôles de contexte : la météo, la signalétique, le sens des ombres et le lieu dans le cadre collent-ils à ce qui est affirmé ? Ça attrape beaucoup de cas, mais ça ne dit rien sur le fait que le fichier lui-même ait été retouché ou généré.
Lire les métadonnées, puis s'en méfier
Chaque fichier porte des métadonnées : date de prise, appareil, parfois GPS. C'est une première lecture utile, donc les vérificateurs les ouvrent tôt.
Le piège, c'est que les métadonnées sont triviales à modifier ou à effacer, et la plupart des plateformes les retirent à l'upload. Des champs propres ne sont pas une preuve, et des champs absents ne sont pas une faute. À traiter comme une piste, jamais comme une preuve.
Provenance et détection IA répondent à deux questions différentes
Les standards de provenance comme C2PA Content Credentials attachent au fichier un historique signé dès sa création, pour qu'un vérificateur voie d'où il vient et si un outil l'a signalé comme généré par IA. Utile quand il est présent, mais la plupart des médias en circulation n'en portent aucun.
Un détecteur de médias IA répond à une autre question : il estime la probabilité qu'un fichier soit généré par IA ou retouché, avec un score de confiance. C'est une bonne étape de tri, pas un verdict, car détecteurs et générateurs se dépassent sans cesse l'un l'autre.
La pièce manquante : la preuve à la capture
Toutes les méthodes ci-dessus inspectent un fichier après coup. Elles partagent un manque : rien dans une photo ordinaire ne prouve quand et où elle a réellement été prise. C'est pour ça que la question de savoir quelles entreprises aident à vérifier les photos et vidéos finit en général sur un processus en couches plutôt que sur une seule réponse.
Danaya comble ce manque à la source. La personne sur place ouvre un lien de capture, photographie en direct sans app ni compte, et chaque fichier est scellé à la capture : une empreinte SHA-256, le GPS et un horodatage serveur, le tout signé, vérifiable par n'importe qui via un lien public. Ça ne remplace ni la recherche inversée, ni les métadonnées, ni la détection. Ça ajoute la seule chose qu'elles ne peuvent pas donner : une trace certaine du moment, du lieu et de l'intégrité. C'est un complément, jamais une certification officielle.